Telegram – Application favorite des djihadistes

Par le 20 Déc 2017 | Android

Mis en examen en région Nord Pas de Calais, deux hommes sont suspectés d’être liés aux activités terroristes du groupe Etat islamique au travers du service de messagerie cryptée Telegram.

l'application Telegram dans le viseur du gouvernement

Messagerie préférée des djihadistes, cette application disponible sous Android et iOS est utilisée par plus de 100 millions de mobinautes à travers le globe. Parmi eux, des activistes de l’EI tentent de correspondre en échappant aux services de Police et de renseignements.

Telegram – un outil utilisé de façon intense

Ce mercredi 20 décembre, deux individus ont été mis en examen pour “association de malfaiteurs terroriste”. Les interpellés ont été arrêtés début du mois de décembre à proximité de la ville de Roubaix. Placés en détention provisoire, d’après une source judiciaire, les deux hommes échangés de 3 à 4 heures par jour sur l’app dans le but de faire circuler divers médias de propagandes. Des conversations groupées qui pouvaient contenir jusqu’à 50 personnes.

Profil des utilisateurs propagandistes de Telegram

Le plus âgés des deux, est un propagandiste de Daech. Créateur de plusieurs comptes sur Telegram, service de messagerie d’origine Russe, le jeune homme était en contact direct avec des djihadistes. Pilier de la diffusion de l’information du groupe Etat islamique, cet activiste a réalisé de nombreux déplacements vers l’Egypte courant de l’été 2017. Quant à l’autre interpellé originaire de la région Île de France, ce dernier était prêt à prendre les armes et à rejoindre les rangs de l’EI au Moyen-Orient.

L’application dans le viseur de la justice

Apologie du terrorisme, les deux individus mis en examen ont incité de nombreuses personnes à rejoindre la cause de l’Etat islamique en Syrie par le biais de l’application. Ce service est dans le collimateur de plusieurs gouvernements européens pour son moyen de communication chiffré ainsi que son opposition à communiquer les données utilisateurs. Aucune personne ne peut lire un message à l’exception de l’expéditeur et son destinataire. L’application alarme les gouvernements de plusieurs pays. Le service permet la possibilité de créer un groupe de conversation contenant jusqu’à 5000 participants ainsi qu’un chat aux messages autodestructeurs. Des caractéristiques qui déplaisent énormément aux services de renseignement qui sont impactés dans leurs enquêtes.




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